When the mellow moon begins to beam Every night I dream a little dream

When the mellow moon begins to beam Every night I dream a little dream
Je compris qu'il n'y avait pas de milieu entre l'inexistence et cette abondance pâmée. Si l'on existait, il fallait exister jusque-là,jusqu'à la moisissure, à la boursouflure, à l'obscénité.

(La nausée, Sartre)

# Posté le samedi 18 août 2007 07:45

Petit souvenir...

...du 22 mars 2007.

(j'admets que la qualité de la vidéo n'est pas terrible à partir du milieu, mais c'est quand même magnifique...et émouvant)

# Posté le mercredi 15 août 2007 12:30

J'ai glissé dans cette moitié du monde pour laquelle l'autre n'est qu'un décor.

J'ai glissé dans cette moitié du monde pour laquelle l'autre n'est qu'un décor.
Naturellement, aucun bonheur d'écrire, dans cette entreprise où je me tiens au plus près des mots et des phrases entendues, les soulignant parfois par des italiques. Non pour indiquer un double sens au lecteur et lui offrir une complicité, que je refuse sous toutes ses formes, nostalgie, pathétique ou dérision. Simplement parce que ces mots et ces phrases disent les limites et la couleur du monde où vécut mon père, où j'ai vécu aussi. Et l'on y prenait jamais un mot pour un autre.

Annie Ernaux, La place.

# Posté le mercredi 15 août 2007 12:24

Mars en exil

Mars en exil
Bienveillante était notre attitude à l'égard de la vie, très bienveillante même : nous la considérions avec bienveillance, cette bienveillance qu'on témoigne à un rhinocéros ou à une girafe dans un zoo.
De fait, il suffit de dire que nous considérions la vie : simplement, être dans la vie, cela, nous ne le voulions pas. La vie nous plaisait d'ailleurs, mais nous ne l'envisagions pas comme notre métier, pour nous c'était un spectacle auquel nous assistions.

(Mars, Fritz Zorn)
Ce livre est incroyablement cynique, mais étrangement, il fait du bien.

Et quant à la photo...Annie Ernaux.
La femme gelée, la honte, la place...qu'est-ce que je peux aimer ses Mots...

# Posté le mardi 07 août 2007 15:15

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 07:57

Je serai l'auteur et tu seras le drame.

Je serai l'auteur et tu seras le drame.
-Et...ce livre, vous savez déjà comment il se terminera ?
-...Ce sera un peu comme dans la vie : il n'y aura pas vraiment de fin, mais on aura très envie de connaître la suite.


"Je crois que les personnages ont un bref moment de vie qu'on leur vole pour intensifier notre propre vie quand on étouffe et qu'on veut s'en aller"(Fanny Ardant)

# Posté le lundi 06 août 2007 14:50

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 08:00